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Mois : avril 2017

Toulouse végane – chez Prasad

Désolé pas d’image à la une aujourd’hui 🙁

Depuis deux mois, je vis avec mes deux chéris à Toulouse. J’apprivoise peu à peu cette ville, j’y ai déjà mes petites habitudes. J’ai la chance inouïe de vivre à quelques minutes de l’épicerie le Cri de la carotte ; le chocolat au lait végan étant très difficile à trouver en dehors des épiceries en ligne, je n’en achetais quasiment plus. Depuis le déménagement, j’ai pu me rattraper et après une batterie de tests approfondis, je peux affirmer que le chocolat au lait de riz et au nougat blanc d’ichoc est le meilleur de tous les temps.

Toulouse est très végé et vegan friendly. Bien plus que Paris. Pour vous donner un exemple, ici, tous les kebab, je dis bien tous, proposent un kebab falafel avec une option « galette normale » (vegan) et une option « nan au fromage » pour les végétariens. C’est juste trop bien. En ce qui concerne les restaurants, je n’ai pas eu l’occasion de me rendre dans les restaurants vegan « officiels » (il y en a plusieurs), mais j’ai eu l’occasion de tester l’option vegan de plusieurs établissements, et j’aimerais donc vous en présenter un aujourd’hui.

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Aquafaba – magie végane

Nous sortons de l’hiver. Je suis née à Libourne, en Gironde, et j’ai passé les trois premières années de ma vie dans le Sud-Ouest de la France. J’ai vu des photos sur lesquelles une petite fille qui semble être moi joue dans la neige, mais je n’en ai aucun souvenir. Lorsque j’avais trois ans, nous avons déménagé à la Réunion, et j’y ai vécu jusqu’à mes huit ans. Il y a bien un Piton là bas qui porterait des neiges éternelles, mais je ne les ai jamais vues. Mon premier souvenir neigeux remonte à mes neuf ans. Nous venions de déménager en Corse, et je venais de lire Harry Potter à l’école des sorciers. Il a neigé dans le jardin de la maison où nous habitions, et je me revois encore très distinctement sur le perron, à regarder cette pelouse recouverte de poudre blanche. C’était sûrement très léger comme tombée, mais j’étais comme une folle. Je me rappelle avoir sauté de joie dans le jardin, j’étais complètement euphorique.

La neige était exotique pour moi. Presque vingt ans plus tard (ouch), je ne suis plus aussi émerveillée quand je vois des flocons par la fenêtre, mais ça me fait toujours quelque chose. Pour moi c’est un peu magique. La magie, c’est quelque chose d’extraordinaire, que je n’arrive pas à expliquer, soit parce que je ne suis pas experte scientifique, soit parce que la science elle-même ne sait pas encore l’expliquer. Si j’étais spirituelle, je parlerai de miracle, mais comme je suis une enfant de cinq ans, je dis magie.

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L’instant cookie…

ou de la place des hommes dans le féminisme.

ndla : dans cet article, pour plus de confort de lecture, j’emploie le terme « homme » pour « homme cis« , et « femme » pour « identifié-e femme ».

Mon père était un homme au foyer. Lorsque ma mère est tombée enceinte, elle était en internat de médecine, et ils ont décidé tous les deux que mon père resterait à la maison. J’ai donc grandi avec l’idée qu’un homme pouvait faire la cuisine, la lessive, le jardin, gagner moins que sa compagne sans que cela soit un problème. J’ai grandi avec l’idée que tous les hommes étaient comme mon papa.

Le fait que beaucoup de gens dans mon entourage disent que mon père était quelqu’un d’extraordinaire a fini par me mettre la puce à l’oreille. J’ai donc pensé, moi aussi, que mon père était quelqu’un d’extraordinaire. Au point d’oublier à quel point ma mère, elle aussi, issue d’une famille d’ouvriers, ayant décroché son Bac +8 pour devenir médecin et réparer des gens accidentés toute la journée, était quelqu’un de tout aussi extraordinaire.

J’ai compris, il n’y a pas si longtemps, que mon père n’était pas un héros. Que c’était l’équilibre du couple qu’il formait avec ma mère qui leur avait permis de construire le foyer sain dans lequel j’ai grandi. Qu’elle était aussi responsable que lui de cette réussite. Les choix qu’ils ont fait, ensemble, leur ont permis de vivre la vie qu’ils avaient envie de mener, et ça, c’est beau.

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